Interventions en séance du Conseil Municipal du 27/04/2015

Sommaire :

  1.7 –  SURVEILLANCE DES PLAGES DE NICE POUR LA SAISON BALNÉAIRE 2015 – ARMEMENT DES POSTES DE SECOURS ET DE SURVEILLANCE 

17.1 – SUBVENTIONS CULTURELLES 2015 – ATTRIBUTION D’UN PRIX 

17.3 – SOUTIEN À LA CRÉATION – ATELIERS D’ARTISTES 

 


 

 

1.7 –  SURVEILLANCE DES PLAGES DE NICE POUR LA SAISON BALNÉAIRE 2015 – ARMEMENT DES POSTES DE SECOURS ET DE SURVEILLANCE 

Mme BOY-MOTTARD

Je voudrais intervenir, ce sera de façon très indirecte, à propos de la délibération 1.7. Nous la voterons, en fait je voudrais dire un mot de la situation de la plage des Bains de la police dont l’absence d’ouverture probable a fait l’objet de nombreux commentaires. C’est fort logiquement que l’accès en a été interdit dans la mesure où la sécurité des usagers était en jeu et vous avez été dans votre rôle, puisque les travaux qui auraient été nécessaires n’ont pas été réalisés, en faisant condamner l’accès à la plage. Mais on peut regretter cette situation et peut-être essayer de voir comment y remédier.

Le regretter car cette plage, nul ne l’ignore, occupe une place à part dans notre ville. Une place à part héritée de l’histoire. C’est en effet la seule plage dépendant de l’État qui accordait depuis 1947 une autorisation d’occupation temporaire du domaine public à une association : l’Amicale des bains et foyers de la police nationale. Depuis, l’amicale gère bénévolement la plage (en fait ce sont des retraités de la police ou des personnels qui ne sont plus dans le service actif qui s’en occupent).

Au départ c’était un poste de secours, les Bains de la police ont accueilli au fil du temps les familles de policiers, cet accueil s’est élargi à d’autres fonctionnaires (notamment ceux de la police municipale) qui ont pu adhérer à l’association et accéder à la plage. Bien sûr, cela fait figure d’exception dans le paysage balnéaire local des plages privées puisque les Bains de la police reçoivent dans une ambiance conviviale des familles souvent modestes. À ma connaissance, il n’y a aucun profit personnel tiré de cette activité par l’amicale qui n’a tout simplement pas les fonds nécessaires pour faire procéder aux travaux indispensables qui ne doivent pourtant pas être si lourds que cela.

Alors quelle solution pour essayer de conserver à ce site son actuelle spécificité qu’aucun Niçois n’a jamais pensé d’ailleurs à contester tant l’établissement fait partie du paysage balnéaire de notre ville ?

Je crois qu’il faudrait convaincre l’État, qui ne semble pas s’être vraiment préoccupé de la question, de financer ces travaux. Pourquoi, par exemple, ce lieu ne pourrait-il pas retrouver sa destination passée de poste de secours ? Cela peut être une piste. J’ai modestement adressé un courrier à monsieur le préfet en ce sens, mais nul doute qu’un fort engagement de notre ville aurait une autre influence.

Monsieur le Maire, quand vous avez la conviction qu’une cause le mérite, vous n’hésitez pas à jeter toutes vos forces dans la bataille. Alors je vous pose la question : pensez-vous que cette cause le mérite ?

17.1 – SUBVENTIONS CULTURELLES 2015 – ATTRIBUTION D’UN PRIX 

Mme BOY-MOTTARD

J’avais éventuellement une remarque sur la 17.1 parce que je m’étais étonnée de l’importance de la subvention accordée à une toute nouvelle association, Daniel Benoin Productions, qui avait été créée juste après que celui-ci ait quitté ses fonctions au Théâtre national de Nice. Ce n’est pas le type d’intervention qui me pose problème, je trouve que ce travail qui a été fait, depuis pas mal de temps, en matière de littérature, est une excellente chose. Le compléter par des actions au niveau du théâtre est sans doute une excellente chose aussi. Je ne voyais pas trop le lien forcément avec l’illettrisme puisque c’est ainsi que c’était présenté. Mais, en effet, je suppose que, n’étant pas spécialiste en la matière, l’apprentissage également de l’oral peut être un bon moyen d’arriver à la lecture et à l’écriture ensuite.

17.3 – SOUTIEN À LA CRÉATION – ATELIERS D’ARTISTES 

Mme BOY-MOTTARD

Sur la 17.3, qui prévoit le transfert des ateliers d’artistes et des compagnies théâtrales de la Halle Spada sur le site du Sang neuf, nous avons d’autant moins de critiques à émettre que c’est une chose que nous avions envisagée dans notre programme. Le comité spécialisé, a priori, nous semble composé de façon équilibrée, comme c’était le cas avant.

Nous exprimons toutefois un souhait et un regret. Le souhait est celui d’avoir un turnover raisonnable dans ces locaux, car la raison d’être de ces résidences d’artistes est de donner un coup de pouce qui, en principe, doit être provisoire dans une carrière, et de permettre à de nombreux artistes d’en profiter. Bien sûr, la convention prévoit une durée limitée de trois ans. Mais, par le passé, dans les faits, les occupations ont duré beaucoup plus longtemps, les conventions étant souvent renouvelées. S’il n’y a pas suffisamment de demandes, ce n’est pas un problème.

Mais, je crois qu’il y a suffisamment de demandes ou alors il faudrait peut-être plus d’ateliers d’artistes, je ne sais pas. En tout cas, il ne faudrait pas que cela empêche de nouveaux artistes d’y accéder.

Le regret est que le projet du Sang neuf, qui avait suscité – du moins à ses débuts, après nous avons été un peu refroidis – beaucoup de curiosité, notamment dans le monde de la culture, curiosité régulièrement entretenue d’ailleurs dans des articles de presse, semble abandonné. Est-ce définitif ? Si c’est le cas, pourquoi avoir attendu si longtemps avant de décider que, finalement, on ne faisait plus rien de ce genre ?

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