Interventions en séance du Conseil Municipal du 19/12/2014

Sommaire :

6.2 – CONVENTION ENTRE LA FONDATION ANNE FRANK STICHTNING (AFS), LE COMITÉ YAD VASHEM NICE CÔTE D’AZUR, L’ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DE L’EXPOSITION DE LA MAISON ANNE FRANK (APEAF) ET LA VILLE DE NICE POUR L’ORGANISATION DE MANIFESTATIONS AUTOUR DE L’HISTOIRE D’ANNE FRANK – AUTORISATION DE SIGNATURE

11.1 – CONVENTION ENTRE LA VILLE ET l’OGCN POUR L’OCCUPATION DE L’ALLIANZ RIVIERA

17.1 – MARS AUX MUSÉES 2015-2016

17.3 – ACCUEIL DES JEUNES NIÇOIS DANS LES ÉTABLISSEMENTS CULTURELS MUNICIPAUX : CONVENTION MINISTÈRE DE LA CULTURE – MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE – VILLE DE NICE

17.4 – CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE LA VILLE DE NICE ET LA VILLA ARSON

17.6 – ATTRIBUTION D’UNE SUBVENTION ET SIGNATURE D’UNE CONVENTION D’OBJECTIF AU BÉNÉFICE DE L’ASSOCIATION L’ÉCLAT – PROJET MOVIMENTA


6.2 – CONVENTION ENTRE LA FONDATION   ANNE   FRANK STICHTNING (AFS), LE COMITÉ YAD VASHEM NICE CÔTE D’AZUR,   L’ASSOCIATION   POUR   LA   PROMOTION   DE L’EXPOSITION DE LA MAISON ANNE FRANK (APEAF) ET LA VILLE DE NICE POUR L’ORGANISATION DE MANIFESTATIONS AUTOUR DE L’HISTOIRE D’ANNE FRANK – AUTORISATION DE SIGNATURE

Mme   BOY-MOTTARD 

Nous nous félicitons de ce partenariat avec la Fondation Anne Frank, dans le but de sensibiliser les élèves niçois au drame de la Shoa. Je vous remercie, Madame l’Adjointe, pour votre intervention.

Ceux d’entre nous qui ont pu participer aux « Voyages de la mémoire » organisés par le Conseil général des Alpes-Maritimes, savent à quel point l’information des jeunes est importante pour garder intact le souvenir de cette période si sombre de l’histoire. Il n’est pas toujours facile d’aborder cette question, et pour de jeunes enfants, l’évocation d’Anne Frank est une voie qui me semble tout à fait appropriée.

J’ai eu l’opportunité de visiter la Maison d’Anne Frank à Amsterdam. Ce jour-là, il y avait de nombreux enfants étrangers qui étaient présents. Ils manifestaient un réel intérêt. Donc, que notre Ville mette à la disposition de la fondation des lieux d’exposition, dans cette enceinte du CUM et à la bibliothèque Louis Nucéra, nous semble   une excellente chose. Nous voterons avec un grand plaisir cette délibération.

11.1 – CONVENTION ENTRE LA VILLE ET l’OGCN POUR L’OCCUPATION DE L’ALLIANZ RIVIERA

Mme BOY-MOTTARD

Quelques remarques sur l’avenant à la convention entre la Ville et l’OGCN pour l’occupation de l’Allianz.

Vous dites en introduction qu’il s’agit de préciser différents points de la convention initiale. En fait, cela va au-delà puisque l’avenant comporte des modifications importantes, modifications qui concernent pour l’essentiel le montant de la redevance versée par l’OGCN à la Ville et plus particulièrement sa répartition entre la part fixe et la part variable.

Aux termes de l’article 18.1, nous pouvons en effet constater que la part fixe annuelle passe de 1.000.000 € HT à 1.870.000 € HT. Quand on voit ça, on se dit : « chic alors ! la ville va récupérer plus de sous ! »

Puis, on se tourne vers la part variable (article 18.2) et on constate qu’il y a une différence de taille entre l’avenant actuel et le texte précédent. Dans ce dernier, il y avait une vraie proportionnalité entre la redevance et le chiffre d’affaires de la billetterie puisque le pourcentage de cette part variait de 8 à 22 % selon la tranche dans laquelle se situait le chiffre d’affaires (11 tranches, la plus basse se référant à un chiffre d’affaires inférieur à 11.200.000 € HT et la plus élevée à un chiffre d’affaires supérieur à 17.900.000 € HT). Dans l’avenant, il n’y a plus qu’un seul taux pour la part variable qui est de 10 % et qui n’intervient que si le chiffre d’affaires est supérieur à 25.000.000 € HT.

Cela dit, je ne sais à combien va s’élever le CA de la billetterie cette année, mais il y a peu de chances, vu la fréquentation actuelle de l’Allianz, qu’on dépasse la plus petite fraction prévue antérieurement avec un taux de 8%, c’est-à-dire celle qui est inférieure à 11.200.00 €. Et si c’est le cas, la redevance fixe actuelle se situera dans les mêmes eaux que la redevance fixe augmentée de la redevance variable antérieure.

Par contre, en cas de meilleur chiffre d’affaires, même seulement légèrement meilleur, la redevance touchée par la ville sera plus faible sous le nouveau régime puisque la part variable sera inexistante. Et plus ce chiffre d’affaires sera élevé moins importante sera la redevance par rapport à l’ancienne convention.

Si, par exemple, on prend un chiffre d’affaires de 24.000.000 € (on peut rêver !), il n’y a aucun versement à faire au titre de la part variable de la redevance qui reste donc limitée à la part fixe de 1.870.000 €. Alors que sous la précédente convention, pour le même chiffre d’affaires, il y avait une part fixe de 1.000.000 € + une part variable s’élevant à 3.258.000 € soit une redevance de 4.258.000 € (2.388.000 € de plus). Et là, on se dit : « zut alors ! mauvaise affaire pour la Ville »…

Monsieur le Maire, vous avez tenu, semble-t-il, à vous montrer prudent. Est-ce à dire que vous êtes inquiet quant à la capacité de l’OGCN de remplir le stade davantage qu’actuellement ? Parce que, en effet, le montant de la nouvelle redevance ne sera plus intéressant que l’ancien que si le chiffre d’affaires diminue considérablement. Encore convient-il d’espérer – pas seulement d’ailleurs pour des raisons financières – que le club ne descende pas en Ligue 2. En effet, dans ce cas, il n’y a pas de changement dans les montants de la redevance par rapport à l’ancienne convention puisque, même s’ils sont exprimés en chiffres et plus en pourcentages, ce sont les mêmes que sous l’ancienne convention.

En tout état de cause, et même si la ville n’en tirera aucun avantage sur le plan de ses finances, je crois que nous serons tous d’accord pour souhaiter que le Gym ait un public plus large que l’actuel : ce sera le signe qu’il est remonté dans le classement…

17.1 – MARS AUX MUSÉES 2015-2016

17.3 – ACCUEIL DES JEUNES NIÇOIS DANS LES ÉTABLISSEMENTS CULTURELS MUNICIPAUX : CONVENTION MINISTÈRE DE LA CULTURE – MINISTÈRE DE   L’ÉDUCATION NATIONALE – VILLE DE NICE

17.4 –     CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE LA VILLE DE NICE ET LA VILLA ARSON

17.6 –     ATTRIBUTION D’UNE SUBVENTION ET SIGNATURE D’UNE CONVENTION D’OBJECTIF AU BÉNÉFICE DE L’ASSOCIATION L’ÉCLAT – PROJET MOVIMENTA

Mme BOY-MOTTARD

Quelques mots sur l’ensemble de ces délibérations concernant notre politique culturelle. D’abord, je tiens à dire tout le bien que je pense de cette manifestation exemplaire qu’est Mars aux musées, qui est co- organisée par notre Ville et l’Université de Nice, plus précisément un master II de la filière Infocom, Campus Valrose. Elle permet, pendant tout un mois, une animation culturelle intense, de surcroît peu coûteuse pour nos finances puisque si les apports de la Ville sont estimés à 72 500 €, il s’agit essentiellement d’une mise à disposition de ses musées et de ses agents.

Si cette manifestation, inédite en France, est exemplaire, c’est parce qu’elle est transversale, à plusieurs niveaux. Elle permet de mêler patrimoine et art vivant, qui sont deux piliers des politiques culturelles que l’on a souvent tendance à opposer. Elle permet aussi une utilisation coordonnée du patrimoine culturel de la mairie (les musées municipaux), du Département (le musée des Arts asiatiques), de l’État (le musée Chagall). Enfin, elle est composée d’événements mêlant les disciplines (théâtre, danse, musique, cinéma, peinture) et les styles (classique, contemporain, avant-gardiste).

Au-delà, et certainement grâce à cette diversité, Mars aux musées a pour vocation, et y parvient plutôt bien, à attirer un public nouveau qui n’est pas forcément habitué à fréquenter nos manifestations et nos lieux culturels. Il a donc un rôle indéniable de médiation ; ce qui, pour une politique culturelle, est toujours le signe d’une bonne utilisation des deniers publics.

Dans le même sens, la délibération 17.3, qui nous demande d’approuver la nouvelle convention tripartite entre le ministère de la Culture, le ministère de l’Éducation nationale et la ville de Nice en matière d’éducation artistique et culturelle, est la bienvenue puisqu’elle vise la médiation et l’élargissement des publics, au moment où ils sont particulièrement utiles, c’est-à-dire celui de l’enfance.

Il en va de même pour la délibération 17.4, sur le renforcement du partenariat entre la ville de Nice et la Villa Arson. Ce renforcement est nécessaire si l’on veut donner toute leur efficacité aux politiques culturelles, qu’elles soient nationales ou locales. Je le dis avec d’autant plus de conviction que, pendant très longtemps, la Villa Arson était une sorte de « bunker » culturel au cœur de notre cité. Une situation entretenue par la méfiance réciproque des municipalités successives et des différents ministres. On ne peut que se féliciter que cette période soit révolue.

Pour toutes ces raisons, nous voterons des deux mains ces délibérations.

Pour terminer, je pense qu’il serait utile que notre assemblée considère la manifestation Mars aux musées un peu comme un prototype, qui nous permettrait de réfléchir à la création et à l’organisation d’une manifestation culturelle transversale et pluridisciplinaire, d’envergure nationale, puis internationale, car notre ville a besoin de cela. Des expositions comme « Matisse » ou celle prévue pour cet été ont leur utilité, mais demeurent insuffisantes pour atteindre le niveau qui a permis à Marseille et à Lille, par exemple, de devenir capitales européennes de la culture. Ce n’est pas vous qui allez me contredire, Monsieur Baudoux, puisque, en commission, et là encore, tout à l’heure, vous nous avez fait part de votre recherche d’une manifestation régulière de retentissement international, espérant que cela pourrait être le cas du projet de l’association L’Éclat, dont il est question dans la délibération 17.6, autour de l’image mobile, dénommée Movimenta, dont la première édition événementielle est prévue pour 2016.

Cela dit, une telle démarche ne pourrait pas faire l’économie – je le pense très profondément – d’une réflexion sur l’organisation municipale de notre culture. Les quatre ou cinq collègues qui s’investissent avec cœur et compétence, le plus souvent dans les secteurs précis qu’on leur a confiés, ne sont pas en cause. Mais, c’est bien sûr d’un adjoint unique à la culture dont notre ville aurait besoin. Espérons que les opportunités ouvertes par Mars aux musées nous feront collectivement réfléchir à tout cela.