Notes de synthèse :
Notes de synthèse

Compte-rendu :
2018-04-05-CMET3-Compte rendu

Interventions de Dominique BOY-MOTTARD à la séance du conseil métropolitain du 5 avril 2018 :

DÉLIBÉRATION 0.2 – Plan pluriannuel d’investissement croissance et emploi 2018-2020

Parmi les « considérants » de cette délibération figure « le choix de la Métropole de mettre en œuvre une vision partagée et transparente des politiques publiques engagées, notamment des grandes orientations en matière d’investissement ».
Choix qui serait louable s’il correspondait à une quelconque réalité. En fait, qu’avons-nous dans ce tableau ? Des opérations dont on ignore le montant aussi bien total que détaillé, réparties par tranches, ce qui fait que nous ignorons tout de ce que cela va coûter. Ainsi, par exemple, pour Nice trois opérations sont prévues qui seront engagées en 2018 et 2019 dont on sait seulement que chacune d’elles coûtera plus de 2 millions d’euros. Quand on voit que parmi elles figurent les lignes 2 et 3 du tram, on imagine qu’on sera bien au-delà de ces 2 millions. Il ne s’agit pas pour moi de remettre en cause ces différentes actions mais simplement d’avoir des précisions qui devraient s’imposer puisque vous vous voulez transparent… J’en ai fait la demande aux instances métropolitaines qui n’ont pas jugé bon de me répondre. Je ne revendiquais pourtant pas la lune : je souhaitais avoir le montant des différentes opérations envisagées par tranches. Je n’aurais pas pinaillé à quelques millions près. Quand on voit avec quelle facilité sont engagées des dizaines de millions dans des investissements qui intéressent essentiellement Nice et le littoral, ça n’aurait pas dû vous gêner.
D’autre part, s’agissant des actions prévues pour l’ensemble des communes petites ou moyennes, nous pouvons constater que la plupart des engagements sont dans la tranche la plus basse (inférieurs à 0,5 million d’euros) ce qui semble naturel vue la modestie des projets dont il est question (pour l’essentiel on refait des places ou des ruelles). Dès lors, on voit mal en quoi ce plan d’investissement pourrait favoriser l’emploi, ce qui est quand même l’un de ses objectifs avec la croissance. D’ailleurs, à propos d’emplois, l’un des « considérants » affirme que les investissements passés ont favorisé la création de 11.000 emplois. Vraiment ? Vous avez des détails à nous fournir ?
Dans l’attente de réponses plus précises sur les différentes sommes dont on prévoit l’engagement, nous préférons nous abstenir sur cette délibération.

DÉLIBÉRATION 21.2 – BP 2018 – Vote des taux de fiscalité directe locale 2018

Dans la logique de ma prise de position lors de l’annonce que vous aviez faite de créer une taxe sur le foncier bâti de 6,40 %, je vais m’opposer à cette mesure.
Je crois qu’il faut arrêter de penser que l’on vote pour ou contre une augmentation des impôts selon qu’on est de gauche ou de droite. Je ne suis pas opposée par principe à la fiscalité : c’est encore le meilleur moyen de redistribuer qu’on ait trouvé. Mais je ne crois pas que, parce qu’on est de gauche, on tienne à tout prix à augmenter l’impôt foncier des particuliers. Quand on s’attaque aux propriétaires, on ne vise pas que les privilégiés, on touche tout le monde, y compris les petits propriétaires qui ne roulent pas tous sur l’or. Je pense notamment aux retraités (déjà touchés par une hausse de la CSG qui ne sera pas compensée) mais aussi aux primo-accédants qui ont le plus souvent des crédits importants à rembourser.

On pourrait aussi se dire qu’il vaut mieux augmenter des impôts que s’endetter. Le problème c’est qu’avec vous, ce n’est pas l’un ou l’autre mais c’est l’un ET l’autre. En fait, si on crée cet impôt c’est pour compenser – un peu, un tout petit peu – l’endettement qui pourrait aboutir à un véritable séisme financier. Et ce sont vos choix politiques et ceux de votre majorité qui nous ont conduits là.
Et puis, comment accepter d’être dupe de ce double langage ? Celui que vous tenez quand vous êtes le maire de Nice – vous savez, celui qui n’augmente pas les impôts – et celui que vous adoptez quand vous êtes le Président de la Métropole, un Président rattrapé par une réalité que vous passez votre temps à refuser de reconnaître et pour laquelle vous faites aujourd’hui payer les pots cassés à nos concitoyens.