Notes de synthèse
2016-11-18-CMET-Compte Rendu

Interventions de Dominique BOY-MOTTARD en séance du Conseil Métropolitain du 18/11/2016.

Sommaire :

21.12 – DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC POUR LA MISE EN PLACE ET L’EXPLOITATION D’UN SERVICE D’  AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES EN AUTOPARTAGE – RAPPORT D’ACTIVITÉS 2015.

26.1 – DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC DES PARCS AUTOS SITUÉS SUR LE TERRITOIRE MÉTROPOLITAIN – RAPPORTS D’ACTIVITÉS DES SOCIÉTÉS DÉLÉGATAIRES POUR L’ANNÉE 2015.

 

 


 

21.12 – DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC POUR LA MISE EN PLACE ET L’EXPLOITATION D’UN SERVICE D’AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES EN AUTOPARTAGE – RAPPORT D’ACTIVITÉS 2015.

 

Mme BOY-MOTTARD

Je vais intervenir sur la délibération 21.12, sur le rapport d’activité de délégation de service public d’exploitation de l’Autobleue, mais auparavant, permettez-moi de réagir à la façon dont vous vous êtes exprimé ce matin à propos de monsieur le garde des Sceaux, avec des mots indignes d’un élu ayant les responsabilités qui sont les vôtres. Ce n’est pas nouveau, mais depuis quelques mois cette tendance s’est renforcée et je crois que tout le monde a pu le constater avec votre façon de parler au préfet des Alpes-Maritimes.

Vous demandez le respect des élus, et les élus méritent en effet le respect, encore faut-il que ces élus tiennent des propos qui soient réellement respectables.

J’en viens maintenant à l’Autobleue qui fait l’objet de mon intervention, mais je tenais à prendre un peu de mon temps de parole pour répondre à cela.

[…]

Je disais que j’avais déjà eu l’opportunité de faire quelques remarques à ce sujet à l’occasion de la commission consultative des services publics locaux. Les résultats obtenus, et c’est quelque chose que l’on retrouve chaque année, sont systématiquement en deçà des espérances en termes d’utilisation et le résultat d’exploitation conduit une fois de plus à la mise en oeuvre de la clause de partage du risque recette prévue au contrat. La Métropole doit verser plus de 400 000 € pour prendre sa part des pertes qui viennent s’ajouter à la subvention d’exploitation. Au total, c’est environ 1,8 M€ que nous dépensons.

On peut trouver que ce n’est pas énorme, encore que, mais tout dépend de l’avantage qu’on en tire. Parce que, soyons clairs, même si l’utilisation progresse légèrement, c’est loin d’être significatif par rapport à l’objectif d’un tel service supposé apporter un plus à l’écologie urbaine puisqu’il s’agit de véhicules produisant peu de CO2, mais consommant néanmoins de l’énergie électrique.

Je ne souhaite pas jeter la pierre au délégataire. Des progrès ont été faits pour faciliter l’utilisation du service, notamment avec l’expérimentation Flex. On a aussi développé le nombre de stations ; on peut d’ailleurs se demander si cela a toujours été une bonne idée étant donné que dans certaines d’entre elles on ne loue même pas un véhicule par jour, parfois c’est un tous les cinq jours.

Le bilan risque de s’aggraver, d’après ce que j’ai pu voir dans le rapport, avec les difficultés de maintenance rencontrées pour certains véhicules (Mia et Berlingo/Partner) puisque ces véhicules vont être progressivement retirés du service et remplacés par d’autres (ça a dû d’ailleurs commencer en 2016).

L’Autobleue, on peut trouver ça bien dans l’absolu, même si on est assez loin de ce qu’était l’autopartage à l’origine, les coopératives de moyens qui ne coûtaient rien aux collectivités publiques, mais il me semble que faute de progrès significatifs, il faudra peut-être un jour prochain se poser la question de sa réelle efficacité, faire un bilan coût/avantage. Après tout, peut-être que d’autres investissements pourraient être concevables pour améliorer notre politique d’écologie urbaine.

Je vous remercie.

 

 

26.1-DÉLÉGATION DE SERVICE PUBLIC DES PARCS AUTOS SITUÉS SUR LE TERRITOIRE MÉTROPOLITAIN – RAPPORTS D’ACTIVITÉS DES SOCIÉTÉS DÉLÉGATAIRES POUR L’ANNÉE 2015 

Mme BOY-MOTTARD

Vous nous avez expliqué, Monsieur le rapporteur, pourquoi nous n’avons pas le rapport concernant la Semiacs. Nous en prenons acte tout en espérant avoir un de ces jours des informations à son sujet. Nous attendons avec impatience de pouvoir en débattre.

Aujourd’hui, nous allons donc nous contenter des rapports concernant les autres délégataires de la Métropole (délibération 26.1).

On n’avait pas vraiment besoin de ces rapports pour se rendre compte, passez-moi l’expression, du grand n’importe quoi qui préside à la politique tarifaire des parcsautos et singulièrement de ceux exploités par Vinci Park, rebaptisé Indigo, qui a en charge un nombre important de parcs, huit ou neuf je crois, au vu des rapports.

Le délégataire ne manque pas de se féliciter, dans chacun des rapports, des avancées de 2015 en relevant, parmi les points forts de l’année, le passage de la tarification au quart d’heure. Il a de l’humour ! Ou plutôt, il se moque vraiment de nous.

En effet, le plus souvent, la tarification au quart d’heure lui permet d’alourdir la facture. Le pompon revenant en la matière au parking du Louvre (0,90 € par quart d’heure durant la première heure de stationnement, c’est un peu moins pour les heures suivantes) et au parking Masséna (0,90 € le premier quart d’heure, puis 0,80 € pour les suivants). Dans ces parcs-là, aucune gratuité n’a été instaurée. En plus, on se demande pourquoi ce n’est pas le même tarif qui est retenu pour les deux vu qu’il s’agit du même délégataire et que les deux parkings ne sont pas très éloignés l’un de l’autre.

Dans les autres parcs, il y a une gratuité en début de stationnement, parfois il s’agit d’une demi-heure, parfois d’une heure. Il ne faut pas croire pour autant que l’automobiliste qui stationne s’y retrouve. Le délégataire se venge en frappant très fort sur les minutes suivantes.

Vous prenez, par exemple, les parkings du Palais de Justice et Saleya. Là, exceptionnellement, ils ont fait assez simple : c’est le même tarif pour les deux. Il y a une heure de stationnement non payant, c’est bien, mais si vous passez un quart d’heure de plus, on vous facture ce quart d’heure à 4,10 € ! Et si vous restez sur place pendant toute la deuxième heure…

LE PRESIDENT

Si vous pouvez conclure.

Mme BOY-MOTTARD

D’accord. Je pourrais citer quelques autres parcs avec d’énormes différences selon les parcs exploités par le même délégataire et parfois dans les mêmes quartiers. Je ne passe pas en revue tous les tarifs, j’aurais pu le faire mais je vais abréger.

J’ai soulevé ce problème en réunion de la commission consultative des services publics locaux, il m’a été répondu que c’était les conventions qui avaient prévu cela, que certaines sont très anciennes, qu’elles ne sont pas près de se terminer, que cela occasionnerait des frais pour la Métropole si on voulait apporter des modifications. Certes, mais il serait peut-être possible de négocier quelque chose allant dans le sens au moins d’une harmonisation des pratiques tarifaires de ce délégataire.