Notes de synthèse et compte-rendu :

CMET_19juin_Note de synthèse (2)

2015-06-19-Conseil Metrop-Compte Rendu

Intervention de Dominique BOY-MOTTARD à la séance du conseil métropolitain du 19 juin 2015 :

16.1 – POLITIQUE MÉTROPOLITAINE EN FAVEUR DE L’HÉBERGEMENT TOURISTIQUE EN LIEN AVEC L’ITINÉRANCE

Mme BOY-MOTTARD
Monsieur le Président, quand j’ai vu le mot itinérance, je me suis dit : « Tiens, la Métropole veut inciter les municipalités de son périmètre à respecter la loi en matière de sites d’accueil des gens du voyage », sites dont on sait qu’ils font cruellement défaut à notre département, Nice-Matin le soulignait récemment. En même temps comme il était fait état du développement de l’itinérance, je me suis rapidement doutée qu’il ne s’agissait pas de cela.

Plus sérieusement, sur le fond de cette délibération concernant l’hébergement des touristes itinérants, je n’ai pas de remarque particulière à faire tant il nous apparaît que c’est une bonne chose pour les communes concernées. Tout au plus pourrait-on prévoir, comme l’a fait remarquer un de nos collègues en commission, que le dispositif ne se contente pas de l’hébergement en liaison avec les itinéraires pédestres mais qu’il puisse concerner également le plan « vélo » si cela est concevable tout de suite ou plus tard, ce serait peut-être une bonne chose.

Par ailleurs, j’espère qu’une coordination est prévue avec le département dans la mesure où le conseil départemental, dans le cadre d’un plan plus large que celui-ci, apporte une aide aux structures touristiques en zone rurale. Peut-être faudrait-il éviter les doublons.

En dehors de ces quelques remarques, nous approuvons donc le principe de ces aides, mais je dis bien le principe. En revanche, il n’en va pas de même de la méthode. Et si je le relève ici, c’est parce que ça n’a rien de nouveau. En effet, on nous soumet là une délibération avec un projet complètement bouclé, sans qu’on ait pu à un quelconque moment en discuter, sans même qu’on nous donne la moindre explication sur le pourquoi du plafond des dépenses éligibles, des taux et des montants maximum de l’aide qui varient en fonction du type d’hébergement et de la qualité du demandeur (privé ou public).

Je suppose qu’en amont de cette délibération il y a eu des études faites par nos services, mais nous n’en avons jamais entendu parler. Or, il y a quand même des fonds publics qui pourront s’avérer importants qui sont en jeu. Je pense, nous pensons qu’il faudrait modifier dans l’avenir ce qui tend à devenir une très mauvaise habitude génératrice ou plutôt conséquence d’une dérive technocratique de notre institution.

Je vous remercie.