COMMUNIQUÉ DU 17/05/2017 – Dominique Boy-Mottard (PRG)

Lors du Conseil Municipal du 18 avril 2014, j’étais intervenue à propos des accidents – dont l’un s’était révélé mortel – provoqués par la chute de corniches ou morceaux de balcon de certains immeubles de notre ville. Je demandais un état des lieux du travail de recensement des immeubles à risque de notre ville et la mise en œuvre des mesures préventives nécessaires.

La Municipalité m’avait alors assurée être très vigilante, un repérage des bâtiments présentant le plus de risques ayant été effectué et le service de prévention urbain intervenant systématiquement pour prendre les dispositions nécessaires quand la chute d’un élément d’architecture était identifiée.

L’immeuble du 110 boulevard Gambetta, à l’origine du dernier accident, avait été ravalé récemment. Le 29 mars 2012, le Conseil Municipal avait voté à son profit, dans le cadre de sa politique d’aide à la réhabilitation des façades, une subvention de 2 125,48 euros TTC. Comment est-il possible que ce risque de détachement de la corniche lors du ravalement et de la phase préparatoire n’ait pas été repéré, dans la mesure où le vote validait également l’approbation des modalités d’attribution de la subvention, à savoir le contrôle du projet présenté et autorisé puis celui de la réalisation.

J’ai eu l’occasion de signaler à plusieurs reprises, tant en séance du conseil municipal qu’en commission, les insuffisances des contrôles de nos services pendant l’exécution des travaux de réhabilitation : ce contrôle est minimal et s’effectue pour l’essentiel en fin de travaux pour vérifier que ceux-ci ont bien été exécutés. Il ne porte donc pas sur le diagnostic effectué grâce aux sondes et ne permet pas de vérifier la qualité de réalisation des travaux et le respect des conditions définies pour l’attribution de la subvention. On donne finalement un chèque en blanc pour des résultats qui, on le constate, peuvent faire courir des risques à la population. En effet, il arrive régulièrement que les travaux de ravalement consistent à simplement rajouter une couche de peinture pour embellir la façade, ce qui ne fait que masquer les failles existantes, alors qu’il est parfois nécessaire de décaper et de traiter la maçonnerie. C’est notamment vrai pour les immeubles d’architecture Belle Époque dont la réhabilitation peut s’avérer délicate.
Je renouvelle donc mes propositions en la matière.

Il convient d’abord de renforcer la démarche préventive et incitative, en exerçant un contrôle plus rigoureux de l’état des immeubles et de la réalisation des travaux quitte à renforcer les moyens des services municipaux concernés. Il faut également entretenir sans attendre d’être obligé d’intervenir parce qu’un gros problème s’est posé (éviter qu’il ne soit trop tard).

Par ailleurs, il existe un guide « Ravaler à Nice » qui est le fruit d’un gros et long travail d’experts nationaux : il ne serait pas inutile de communiquer davantage sur les pratiques qu’il recommande.

Enfin, le dispositif des aides à la rénovation des façades doit être renouvelé en 2017 : j’ai à plusieurs reprises demandé à ce que des modifications allant dans le sens d’un meilleur contrôle y soit apporté ce qui n’a fait que susciter des réactions courroucées de la majorité municipale. Il serait bon que la voix du bon sens soit enfin entendue.