Dominique Boy-Mottard
Conseillère municipale et métropolitaine (Radical et Divers Gauche)
COMMUNIQUÉ 18/01/2019

DÉMAGOGIE ET POLITIQUE DE PROXIMITÉ NE FONT PAS BON MÉNAGE

Un an avant les élections municipales, la machine de la démagogie électorale fonctionne déjà à plein. On ne compte plus les annonces du maire devant les comités de quartier. Il réalise sans doute que ses grands projets ne peuvent faire oublier les besoins en matière de proximité, point particulièrement faible de l’action communale.

Ainsi, au cours d’une assemblée avec les comités des collines, a-t-il annoncé la création de postes de police dans le courant du mois de février sans aucune précision sur la localisation et le nombre de ces structures… à un mois de leur ouverture. Et une fois de plus, sans aucune consultation du Conseil municipal. De quoi être sceptique quant à la pérennité de ces postes de police. Comment oublier la réponse qu’il m’avait faite alors que je protestais à propos de la fermeture du poste de Cernuschi à Nice Nord, pourtant très utile, qu’il avait inauguré en 2011 à grand renfort de communication : le maire prétendait préférer mettre les agents sur le terrain que dans des commissariats… Son opinion a donc changé ? Où est la cohérence dans tout ça ?

Étant donné les effectifs censés être affectés à ces postes de police, on imagine aisément qu’il ne pourra pas y en avoir dans l’ensemble des collines niçoises. Comme chacun sait, les liaisons entre les différentes zones collinaires de la ville sont loin d’être simples : géographiquement, il sera sans intérêt pour les habitants d’un secteur d’avoir un poste de police sur un autre.

Le maire de Nice, avant de faire des promesses, ferait mieux de se concentrer sur les initiatives qu’il a déjà du mal à réaliser et qui prennent du retard. Il ferait bien aussi de ne pas considérer les citoyens comme d’éternels mineurs politiques sans mémoire. Ils sauront le lui rappeler en temps voulu.