Dévoilement du mur des déportés : une cérémonie émouvante et utile

À l’occasion du 75e anniversaire de la libération des camps, était inauguré, sur la colline du Château, le Mur des déportés recensant les noms de 3603 Juifs raflés sur la Côte d’Azur et partis de Nice vers les camps de la mort lors de la Shoah, en présence du Maire de Nice, du Préfet des Alpes-Maritimes, de Serge et Beate Klarsfeld, de l’infatigable Daniel Wancier et de nombreuses personnalités.
Tous ceux qui se sont exprimés ont tenu à insister sur l’utilité de cette initiative qui, si elle s’inscrit dans le passé, intéresse également le présent et l’avenir, au moment où l’antisémitisme, que l’on avait pu croire éradiqué après l’assassinat dans les camps de six millions de Juifs lors de la 2e Guerre mondiale, se développe dangereusement sous différentes formes.
C’est tout à l’honneur de la Ville de Nice d’avoir porté ce projet avec le Comité français pour Yad Vashem Nice-Côte d’Azur.
Cette initiative est d’autant plus pertinente qu’elle n’est pas isolée mais participe d’une forte volonté de la Ville de Nice et du Département des Alpes-Maritimes de mise en œuvre d’un devoir de mémoire toujours plus nécessaire au fur et à mesure que progressent les thèses négationnistes.
C’est ainsi qu’il y a eu l’inauguration du Mur des Justes, la plaque de l’hôtel Excelsior, les cérémonies en mémoire des élèves niçois déportés, la cérémonie à la Villa Jacob et qu’il y a toujours les déplacements des collégiens à Auschwitz.
La lutte contre le racisme et l’antisémitisme reste plus que jamais nécessaire et suppose une vigilance de tous les instants.

Dominique BOY-MOTTARD (dominique.boy-mottard@ville-nice.fr)
Marc CONCAS (marc.concas@ville-nice.fr)
Groupe RADICAL ET DIVERS GAUCHE (Téléphone bureau : 04 97 13 34 69)