Aéroport : Monsieur le Président de la Métropole, soyez fidèle au maire de Nice

Le 12 juillet dernier, le Conseil métropolitain a probablement validé une des délibérations les plus importantes de l’année : la vente de 80% des parts que possède la Métropole dans la société privée qui gère l’aéroport de Nice. Une vente de 81 millions d’euros pour 4% du capital, qui peut sembler séduisante dans le cadre d’une Métropole très endettée qui impose une forte pression fiscale. Cela d’autant plus que l’acheteur est une institution publique : la Caisse des Dépôts. Ici comme dans d’autres domaines, on cède le patrimoine pour équilibrer le budget. Mais il s’agit là d’une vision à court terme, car ces parts rapportent plus de 4 millions d’euros par an.

De plus, il s’agit d’une perte de maîtrise d’un instrument essentiel au développement local à un moment où son rôle s’accroit avec de nouvelles rotations et une deuxième compagnie sur New York City et trois rotations hebdomadaires avec Pékin. Un aéroport qui bénéficie par ailleurs, avec la ligne 2 du tram, d’un investissement public considérable.

Ainsi, non seulement Monsieur Estrosi n’est pas fidèle à lui-même puisqu’il s’était, en 2014, opposé à un ministre nommé… Emmanuel Macron à qui il reprochait « de vendre les aéroports pour renflouer les caisses de l’État ». Et il n’est pas fidèle aux Niçois qu’il avait consultés par referendum en 2015 et qui s’étaient prononcés à 97% contre la vente de l’aéroport. Tout ça pour ça…

Dominique BOY-MOTTARD (dominique.boy-mottard@ville-nice.fr)
Marc CONCAS (marc.concas@ville-nice.fr)
Groupe RADICAL ET DIVERS GAUCHE (Téléphone bureau : 04 97 13 34 69)